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Coups de Gueule

Samedi 5 janvier 2008

Je suis tellement outrée de ce que je viens de lire dans le Canard Enchaîné de cette semaine que je ne résiste pas à reproduire ici leur article sur les "fermes géantes" de Danone, où comment défier toutes les lois du bons sens pour produire toujours plus... 
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Vachement écolo...

"L'objectif du groupe est d'amener les éleveurs à progresser sur la qualité et sur le terrain de l'environnement" : c'est  ce qu'affirme la page d'accueil du site internet de Danone.

La preuve : le numéro un mondial des produits laitiers frais vient de décider de créer des fermes géantes, où seront enfermées des milliers de vaches, juste à côté de ses usines. Une réponse à la flambée des cours du lait, qui a coûté à Danone l'année dernière 290 millions d'euros (mais, que l'on se rassure, en partie épongés par l'augmentation des prix des yaourts).

 

Cinq mégafermes devraient être construites au plus vite en Afrique du Sud, Algérie, Inde, au Moyen-Orient et bien sûr en Chine ("Les Echos", 9/11). Le modèle de Franck Riboud en la matière, c'est la ferme mahousse que son partenaire saoudien, le groupe Al Safi, exploite déjà en plein désert. 32 000 vaches !

Lesquelles donnent chaque jour un demi-million de litres de lait !
Lequel est acheminé par "oléoduc" jusqu'à la fabrique de yaourts !
Des super Holstein, fécondées avec du sperme congelé de taureau américain !
Qui produisent jusqu'à 70 litres de lait par jour quand nos vaches plafonnent à 40 litres !
Qui profitent de six salles de traite gérées par ordinateur !
Et d'une étable entièrement climatisée, vu qu'il fait 50°C à l'ombre dehors.
On s'extasie !

Au menu de ces usines sur pattes : du concentré de tourteaux de soja importé, et du fourrage que l'on fait pousser sur place en allant pomper des millions de litres d'eau à près de 2 km de profondeur. Bref, une vraie ferme vachement écolo, qui tourne 24/24h avec 1 400 ouvriers.

Comme l'affirme le marchand de yaourts français : "Le développement durable fait partie intégrante de la stratégie de Danone".

Par EcoloGirl
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Mercredi 12 mars 2008
On en a beaucoup parlé et Arte a sans doute fait l'une de ses meilleures audiences hier soir... Le monde selon Monsanto ou comment une seule entreprise, surpuissante, met en péril la santé et même la vie de l'Humanité toute entière.

Je n'avais pas réalisé à quel point Monsanto était puissante et avait un impact aussi fort sur les agriculteurs. Je ne sais pas comment ses dirigeants arrievnt à dormir et se regarder dans le miroir...

Pour ceux qui l'ont raté, vous avez une semaine pour le voir sur le site d'Arte. Après, il faudra acheter le DVD !

monsanto.jpg
Par EcoloGirl
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Mardi 15 avril 2008
A l'occasion de la semaine du développement durable, le SMICTOM des Côtes d'Armor (organisme de collecte et de gestion des déchets) a fait une super campagne sur le "développement jetable".

Seul hic, le BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) a donné un avis défavorable jugeant que « Cette campagne nous paraît de nature à porter gravement préjudice à des secteurs économiques voire, à des marques identifiables de produits ».


En gros, en critiquant des objets jetables et en faisant réfléchir le consommateur à ses actes d'achat, on met en cause des marques fortes de l'économie française. Sans doute. Mais ces même marques ne gagneraient-elles pas à réfléchir à de nouveaux objets de consommation, respectueux de l'environnement, et du porte-monnaie...

Les consommateurs, de plus en plus avertis, ne seront bientôt plus dupes des produits jetables qu'on leur faite remplacer pour dépenser pus, plus souvent. Alors plutôt que d'interdire ces messages, encourageons-les et faisons avancer les marques sur des produits plus utiles, plus durables, pour tout le monde.

Et si vous lisez régulièrement ce blog, vous le savez : les idées ne manquent pas !

Et quant au BVP, ce serait pas mal de sanctionner les marques qui font du "greenwashing" plutôt que celles qui vont dans le bon sens...

Voir toutes les images sur le site de Métro



Par EcoloGirl
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Dimanche 12 avril 2009
J'ai un gros problème avec les fraises que l'on voir partout sur les étals des primeurs. J'en parlais déjà en Mars 2007 ! On a beau répéter qu'il faut manger des fruits de saison, si on continue à proposer aux gens n'importe quoi, il est difficile de les blamer...

Voici un article qui pourra vous donner quelques arguments à la machine à café et au repas du Dimanche !

Luttons contre la fraise espagnole d'hiver, savourons les fraises françaises en plein été. C'est encore meilleur quand on a attendu non ?

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Par Claude‐Marie Vadrot
Politis jeudi 12 avril 2007


Très instructif !
D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...

Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés  pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur
les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et
d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de
disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...
Par EcoloGirl
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Mardi 7 juillet 2009
En lien avec la campagne européenne « No Mega-trucks », le réseau Transports et Mobilité Durables lance une pétition pour l’abandon de l’expérimentation des 25,25 mètres et demande au gouvernement de redonner une place compétitive aux transports alternatifs à la route.

Vous pouvez participer au sondage sur http://www.fne.asso.fr/fr/actualites/non-aux-mega-camions.html

D’après un sondage CSA 81% des Français disent non aux méga-camions.

Un Communiqué de Presse et un Dossier de presse sont en cours de diffusion.

Article du Parisien d’aujourd’hui http://www.leparisien.fr/societe/ces-mega-camions-bientot-sur-nos-routes-06-07-2009-571140.php


Par EcoloGirl
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